Baisse d’activités : quelles mesures, Dispensation à domicile, Violence intrafamiliales

POINT INFO DU 06/04/2020 – 11h

Covid-19 : baisse d’activité pour les pharmacies et dispensation à domicile

Les impacts de la crise sanitaire sur l’activité des pharmacies d’officine sont significatifs, comme en témoignent les résultats du sondage lancé par l’USPO le 30 mars dernier.

Près de 4 000 pharmaciens y ont répondu et nous vous en remercions.

Depuis le 18 mars, 37% des pharmaciens ont noté une baisse d’activité de 10 à 30%. Ils sont près de 23% à constater une baisse de 30 à 50%.

Par ailleurs, le nombre de dispensations à domicile est important depuis le 18 mars. 38% des pharmaciens réalisent 1 à 3 dispensations par jour, 29% en réalisent entre 3 et 6 par jour.

Au vu de ces résultats, nous avons demandé à être indemnisés pour les dispensations à domicile au même titre que les autres professionnels de santé. Nous avons également alerté les pouvoirs publics de la situation afin que les pharmacies d’officine bénéficient des mesures de soutien économique.

 

Baisse d’activité : les différentes mesures pour votre entreprise

Avant d’envisager les mesures dont pourraient bénéficier votre pharmacie, il est important de définir votre seuil de rentabilité.

En fonction de ce seuil, vous pouvez :

  • Revoir votre politique d’achat et négocier les délais de paiement avec votre fournisseur,
  • Modifier vos baux commerciaux pendant cette période et reporter le crédit-bail,
  • Reporter les cotisations URSAAF, CAVP et l’impôt sur le revenu,
  • Reporter les échéances d’emprunt de six mois,
  • Mettre vos salariés en activité partielle,
  • Bénéficier du fonds de solidarité entreprise,
  • Demander un prêt de trésorerie pouvant aller jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires.

Par ailleurs, toutes les pharmacies peuvent désormais verser à tous leurs salariés une prime exceptionnelle de 1000 euros maximum.

Les conditions de mise en œuvre de ces dispositifs ont été détaillées dans la conférence organisée par l’USPO dimanche 5 avril, avec  Joël Lecoeur, expert-comptable et Président du groupement CGP. La conférence est disponible en replay sur le site www.uspo.fr.

 

La pharmacie associée pour lutter contre les violences intrafamiliales

Au regard de l’augmentation des violences intrafamiliales, le Ministère de l’Intérieur, soutenu par l’Ordre des pharmaciens et les deux syndicats, a souhaité que les pharmacies puissent faciliter la prise en charge des personnes et constituer un point d’appui pour les forces de l’ordre.

Face à une personne victime de violences, le pharmacien pourra échanger avec elle et composer ou lui donner un téléphone pour composer le 17 et prévenir les forces de l’ordre. Si la personne ne souhaite pas que les forces de l’ordre interviennent immédiatement, le pharmacien pourra lui remettre un flyer avec les numéros utiles ou les lui rappeler : 17(police), 3919 (violences femmes info) ou 119 (allo enfance maltraitée) et le 114 par SMS.

Les recommandations du Ministère de l’Intérieur, une affiche et un flyer sont à votre disposition sur le site www.uspo.fr

Publication : 6 avril 2020 | Catégorie(s) :